Qualité de l’air
La qualité de l’air, qu’est-ce que c’est ?
Les polluants atmosphériques
La qualité de l’air comprend l’étude et le suivi de plusieurs polluants atmosphériques. Ils permettant d’évaluer la qualité de l’air et sont fixés par le PCAET au niveau local et par un décret au niveau national conformément à la directive (EU) 2016/2284 du parlement européen. Les polluants suivis sont :
| Polluant atmosphérique | Formule | Origine liée aux activités humaines |
| Dioxyde de Soufre | SO₂ | Combustion (charbon, fioul, etc)
→ participe à la formation de polluants secondaires |
| Oxydes d’Azote | NOx (NOx = NO + NO2) | Trafic routier, installations de combustion, quelques procédés industriels comme la production d’acide nitrique et la fabrication d’engrais azotés
→ le NO majoritairement émis se transforme en présence d’oxygène en NO2. → participe à la formation de l’ozone et de particules secondaires |
| Composés Organiques Volatils | COV | Evaporation de solvants (peintures, colles, encres), combustion, évaporation de carburants, traitements agricoles (pesticides, engrais)
→ participent à la formation de l’ozone et de particules secondaires → La notation COVNM permet de distinguer le méthane (CH4) qui est un GES des autres COV. |
| Ammoniac | NH₃ | Agriculture essentiellement (rejets organiques de l’élevage et utilisation d’engrais azotés) et combustion
→ participe à la formation de particules secondaires |
| Particules Fines | PM2,5 et PM10 | Surtout en zone urbaine : émissions du trafic routier (en particulier moteurs Diesel anciens), des industries, de la combustion de biomasse (chauffage individuel au bois, brûlage à l’air libre de déchets verts) ou de la combustion du fioul.
Plus localement : poussières des carrières, des cimenteries, émissions de l’agriculture… |
Les conséquences des principaux polluants atmosphériques
La pollution de l’air constitue un enjeu majeur de santé publique et environnemental. En France, Santé publique France estime qu’environ 48 000 décès prématurés par an sont attribuables à l’exposition aux particules fines. Au-delà des particules, d’autres polluants atmosphériques, tels que les oxydes d’azote (NOx), le dioxyde de soufre (SO₂) ou l’ozone (O₃), peuvent également avoir des effets néfastes sur la santé et les écosystèmes. Les expositions répétées tout au long de la vie sont responsables d’impacts plus importants que les épisodes ponctuels de pollution et concernent l’ensemble de la population, avec des conséquences plus marquées chez les personnes les plus vulnérables.
Le tableau suivant présente les impactes sanitaires des polluants atmosphériques :
| Polluant atmosphérique | Impact sanitaire |
| NOx | NO présent dans l’air inspiré passe à travers les alvéoles pulmonaires, se dissout dans le sang où il limite la fixation de l’oxygène sur l’hémoglobine. Les organes sont alors moins bien oxygénés.
NO2 est un gaz irritant qui pénètre dans les voies respiratoires profondes, où il fragilise la muqueuse pulmonaire face aux agressions infectieuses, notamment chez les enfants. |
| SO₂ | Gaz irritant, il affecte le système respiratoire, le fonctionnement des poumons et il provoque des irritations oculaires. L’inflammation du système respiratoire entraîne de la toux, une production de mucus ou une exacerbation de l’asthme. |
| COV | Certains COVNM peuvent être à l’origine de maladies chroniques telles que des cancers, des maladies du système nerveux central, des lésions du foie et des reins, des dysfonctionnements de l’appareil reproducteur, des malformations.
Le benzène (C6H6) est connu pour ces effets mutagènes et cancérigènes. |
| NH₃ | Gaz incolore et odorant, très irritant pour le système respiratoire, la peau, et les yeux. Son contact direct peut provoquer des brûlures graves. A forte concentration, ce gaz peut entraîner des œdèmes pulmonaires. |
| Particules fines | Les impacts des particules sur la santé sont variés du fait de la grande variation de taille et de composition chimique.
Plus elles sont fines et plus elles pénètrent profond dans l’arbre pulmonaire, elles atteignent les alvéoles pulmonaires et pénètrent dans le sang. Atteinte fonctionnelle respiratoire, le déclenchement de crises d’asthme, de bronchites chroniques et la hausse du nombre de décès pour cause cardio-vasculaire ou respiratoire, notamment chez les sujets sensibles (bronchitiques chroniques, asthmatiques…). Elles peuvent même transporter des composés cancérigènes sur leur surface jusqu’aux poumons. |
Les impacts environnementaux des polluants atmosphériques
| Polluant atmosphérique | Impact environnemental |
| NOx | NO2 se transforme dans l’atmosphère en acide nitrique, qui retombe au sol et sur la végétation. Cet acide contribue, en association avec d’autres polluants, à l’acidification des milieux naturels. Sous l’effet du soleil, les NOx favorisent la formation d’ozone troposphérique et contribuent indirectement à l’accroissement de l’effet de serre. |
| SO₂ | Il se transforme principalement en acide sulfurique, qui se dépose au sol et sur la végétation. Cet acide contribue, en association avec d’autres polluants, à l’acidification et à l’appauvrissement des milieux naturels, il participe aussi à la détérioration des matériaux utilisés dans la construction des bâtiments (pierre, métaux). |
| COV | Ils réagissent avec les NOx, sous l’effet du rayonnement solaire, pour former de l’ozone troposphérique. Cet ozone que nous respirons est nocif pour notre santé (difficultés respiratoires, irritations oculaires, etc.) et pour la végétation. Ils contribuent également à la formation de particules fines secondaires. |
| NH₃ | Risque de pollution des eaux et d’atteintes aux organismes aquatiques, en particulier dans les eaux stagnantes (acidification et eutrophisation des milieux naturels). En milieu côtier, NH3 peut faciliter la prolifération d’algues. Sa re-déposition assez rapide contribue à la problématique régionale des nitrates. |
| Particules fines | Elles réduisent la visibilité et influencent le climat en absorbant et en diffusant la lumière. Contribution à la dégradation physique et chimique des matériaux. Perturbation du milieu naturel en réduisant la photosynthèse et limitant les échanges gazeux chez les plantes. |
La qualité de l’air à Montluçon Communauté
Il existe une station de mesure est située rue Hector Berlioz à Montluçon. Elle mesure les concentrations des principaux polluants réglementés : les particules fines, l’ozone et les oxydes d’azote. Elle assure un suivi en continu, afin de ne pas dépasser les seuils réglementaires. Ces Informations sont consultables en direct et donnent un indice de la qualité de l’air :
La qualité de l’air de l’agglomération Montluçonnaise est surveillée en continu par Atmo Auvergne Rhones Alpes (ATMO AURA). Le graphique ci-dessous permet de mieux comprendre la répartition des polluants atmosphériques par secteur.

Contribution des différentes activités dans les émissions polluantes en % – Allier 2022 – Source : ATMO Bilan de la qualité de l’air 2024
Dans l’Allier, aucun dépassement des valeurs réglementaires n’a été constaté. A l’échelle du département, les stations de mesure représentatives (évolution des moyennes annuelles de 2010 à 2024) montrent que les valeurs règlementaires sont respectées pour tous les polluants dans l’Allier.
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Avec l’application Air to Go, anticipez la qualité de l’air sur le territoire Auvergne-Rhône-Alpes grâce aux indices, cartes et données ultra précises développées ou agrégées par l’observatoire Atmo Auvergne-Rhône-Alpes. Air to Go est disponible gratuitement sur les plateformes iOS et Android, ainsi qu’en consultation sur un site web dédié.
Les pollens
Recevez les alertes polliniques
Le RNSA propose de recevoir chaque semaine par mail les prévisions des risques allergiques pour le ou les départements de votre choix. Ces alertes sont envoyées uniquement en cas de risque allergique pendant la saison pollinique.
La qualité de l’air comprend aussi l’étude des pollens. Le phénomène de pollinisation est un processus naturel permettant la reproduction de nombreuses espèces végétales. Si près de 80% des espèces utilisent les insectes pour transporter le pollen de la fleur mâle à la fleur femelle, pour les 20% autres, c’est le vent qui se charge de ce transfert (anémophilie). De ce fait, les fleurs mâles produisent des quantités extrêmement importantes pouvant atteindre plusieurs millions à plusieurs milliards de grains par épi floral. Si quelques grains atteignent leur cible, la grande majorité des grains restent dispersés dans l’air au gré du vent et des courants aérauliques avant de se déposer sur le sol.
Les pollens allergisants sont tous des pollens émis de plantes anémophiles et de ce fait, une partie des grains dispersés sera respirée par la population, dont les allergiques.


