Découvrez le contrat territorial Cher montluçonnais

1 mars 2022
Depuis un peu plus d’un an, dans le cadre de l’élaboration d’un futur contrat territorial (CT) sur le Cher et ses affluents autour de Montluçon, l’Etablissement public Loire, en tant que structure porteuse, et les acteurs du territoire travaillent à l’élaboration d’une stratégie en faveur de l’eau et des milieux aquatiques. Afin de cerner au mieux les problématiques telles que la pollution de l’eau, la gestion quantitative de la ressource, la dégradation des cours d’eau… et pour définir les actions à prévoir dans le futur projet, des études sont réalisées cette année. Diagnostic agricole, diagnostic de l’état physique des cours d’eau et inventaire de zones humides sont ainsi au programme. Focus sur les premiers constats, le calendrier et les objectifs à atteindre.

Un premier constat

Le travail réalisé en 2021 sur le territoire du Cher montluçonnais a permis de mettre en lumière les pressions qui s’exercent sur les cours d’eau et la ressource en eau : des pollutions par les produits phytosanitaires, des altérations de la morphologie des cours d’eau, des ouvrages faisant obstacle à la continuité écologique, ou encore des besoins en eau trop importants par rapport à la ressource disponible.

Vers une connaissance approfondie du territoire

Afin d’affiner ce constat, des études ont été lancées dès ce début d’année. Ainsi seront établis :

  • Un diagnostic agricole, dont l’objectif est de caractériser les liens entre les pratiques agricoles et la ressource en eau. Il sera réalisé sur les bassins versants du Thizon et de la Queugne d’ici juin, puis sur les bassins versants du Lamaron et de la Magieure à l’automne. La Chambre d’Agriculture de l’Allier, en charge de réaliser cette intervention, valorisera l’expertise des agriculteurs du territoire via un questionnaire qui leur sera adressé au printemps. Elle établira ensuite des diagnostics d’exploitations pour alimenter le diagnostic agricole du territoire et le programme d’actions associé.
  • Un diagnostic hydromorphologique, dans le but de localiser et identifier les pressions qui s’exercent sur les cours d’eau. Il sera réalisé sur le Lamaron, le Polier et la Vernoële d’ici juin 2022, puis sur le ruisseau des Serpents et le Cher de Montluçon à sa confluence avec l’Aumance d’ici octobre 2022. Des actions pourront alors être proposées afin d’améliorer la fonctionnalité des cours d’eau et ainsi leur permettre de jouer leurs rôles naturels d’épuration et de régulation de l’eau, et d’habitat pour de nombreuses espèces animales et végétales. Les techniciens du bureau d’études chargé de réaliser ce diagnostic arpenteront les linéaires des cours d’eau concernés en mars et avril, lorsque les conditions hydrologiques seront propices.

Par ailleurs, des données seront également collectées sur les zones humides, dans le cadre d’un inventaire qui sera lancé en mars. Des résultats sont attendus en juin pour les bassins versants de la Magieure et du Lamaron, afin de proposer des actions de préservation de ces milieux dans le futur contrat territorial. L’intégralité du territoire fera l’objet d’inventaires d’ici mars 2023.

L’Agence de l’eau Loire-Bretagne finance 50 % du coût des études. Le Département de l’Allier, quant à lui, participe au titre de son dispositif « Contrat eau et milieux aquatiques ». Une subvention a été sollicitée auprès de l’Europe (FEDER), le financement restant étant pris en charge par les EPCI concernés.

Un projet partagé pour 2023

Ces études permettront d’avoir une connaissance fine de l’état de la ressource en eau et des milieux naturels associés. Les enjeux et les objectifs qui en résulteront seront traduits dans un programme d’actions qui sera mis en œuvre dès 2023, pour une durée de 6 ans.

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